Attenberg
Marina, 23 ans, vit avec son père dans une ville industrielle sur la côte. Gardant ses distances avec les êtres humains qu'elle juge bien trop étranges, elle préfère écouter les chansons de Suicide, regarder les documentaires animaliers de Sir David Attenborough et prendre des cours d'éducation sexuelle auprès de sa seule amie Bella. Un inconnu vient lui lancer un défi au babyfoot, tandis que son père prépare un rituel pour son départ du XXe siècle qu'il juge "surestimé". Ecartelée entre ces deux hommes et son amie Bella, Marina enquête sur les mystères insondables de la faune humaine.
"Attenberg appartient en quelque sorte à une lignée de films récents qui conjuraient des affres proches avec le même goût pour les jeux et les rituels, et donc, avec la même confiance absolue dans la mise en scène. Confiance rare et précieuse, fil rouge tendu dans la nuit qu'il faut continuer à suivre, maintenant comme jamais."
-Jérôme Momcilovic, Chronic'Art
"Autant dire que Attenberg est un collage pop qui rappelle parfois le Godard des sixties, avec ses danses saugrenues et ses séquences musicales (des chansons de Françoise Hardy ou d'Alan Vega). Un film-laboratoire sur une fille qui doit faire le deuil de son enfance et s'émanciper, seule, dans un monde en chantier."
-Jacques Morice, Télérama